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Petite intermission cette semaine pour préparer ma conférence, à l’Université Stanford. Je suis invitée par le groupe « Gaphic Narrative Project ». J’y parlerai entre autres de mon expérience avec ce blogue Une année sans alcool. Le journal de Catherine.
Voici l’annonce de la conférence.

Wednesday, November 12 | Writing and Teaching Graphic Memoirs:

A Unique Way of Documenting Culture and Language

Danièle Archambault, Ph.D.

6 pm – 7:30 pm, Board Room, Humanities Center, Stanford University

Sponsored by the Graphic Narrative Project

Writing and Teaching Graphic Memoirs. Stanford University. Danièle Archambault
Writing and Teaching Graphic Memoirs. Stanford University. Danièle Archambault

Graphic memoirs provide an important window into changing cultural landscapes through their form, allowing for the combination of images of everyday life with colloquial language. Dr. Danièle Archambault, a linguist and cartoonist, as a graphic memoir author documented the culture and language of Québec in the 1950’s, the last years of the so-called Great Darkness. In subsequent years she has taught others how to write graphic memoirs, further enabling her understanding of the varying constitutions of cultural heritage. Through reflecting on her current experience as the author of the webcomic blog Une année sans alcool (A Year without a Drink), she will trace the trajectory of her stories from personal reflections to acts of social questioning, and from what she initially understood as simply a publishing platform to what she now regards as a new form of interactive art.

Danièle Archambault, Ph.D. (Linguistics) is a researcher, author, and educator who is interested in comics as a way to document a society’s cultural and linguistic landscape. She is the author of three graphic memoir series: Stairway stories, Québec-California, and Une année sans alcool. Originally from Montréal, she now lives in Palo Alto, where she is artist-in-residence.

Please, confirm your presence:

Light refreshments will be provided. RSVP
The Graphic Narrative Project is a Geballe Research Workshop with the Stanford Humanities Center. From woodblock prints to manga, comics to animation, we discuss the many forms of graphic narrative. https://mailman.stanford.edu/mailman/listinfo/graphicnarrativeproject

10 mois sans alcool. 10 conseils pour arrêter de boire.

1er novembre 2014

Si arrêter de boire constitue un grand défi, perdre du poids ne donne certainement pas sa place. Pourtant, si j’ai été capable de me passer d’alcool pendant maintenant 10 mois, ne devrais-je pas être capable de me priver un peu côté nourriture et perdre 15 lb ? Bien sûr, la situation est
différente. Je ne peux pas arrêter de manger complètement !

N’empêche qu’il y a des similitudes dans les deux défis et certains comportements que j’ai développés au fil des mois dans mon cheminement de sobriété pourraient peut-être m’être utile dans mes efforts de perte de poids.

Mais il faut d’abord que je fasse un petit bilan des dix mois qui viennent de s’écouler pour en extraire les principaux moyens que j’ai utilisés pour arrêter de boire. De cette réflexion est sortie ma liste de dix conseils pour arrêter de boire.

 

10 conseils pour arrêter de boire

1. Ne pas faire la girouette

2. Se donner une limite de temps

3. Faire une liste de ses raisons

4. Identifier les moments les plus difficiles

5. Examiner son désir d’un verre d’alcool

6. Trouver des activités de remplacement agréables

7. Penser à d’autres breuvages intéressants

8. Se préparer mentalement aux moments délicats

9. Composer un argumentaire éclair

10. Tenir un journal

1. Ne pas faire la girouette !

Prendre une décision et ne plus la remettre en question est, je pense, ce qui est le plus difficile. Dans les premiers jours de janvier, alors que je venais de prendre la résolution de ne pas boire pour un an, j’ai dû me poser des questions sur la pertinence, la nécessité, l’utilité de mon choix toutes les quinze minutes. Puis, à un moment donné, épuisée par tous ces remous, j’ai décidé que je n’avais plus le droit de repenser mon choix. J’ai commencé à agir comme une automate. J’ai refusé d’entretenir ce débat intérieur avec moi-même. Mon choix est devenu indiscutable.

Conseil no 1 pour arrêter de boire. Ne pas faire la girouette.
Conseil no 1 pour arrêter de boire. Ne pas faire la girouette.

2. Se donner une limite de temps.

La pire attitude, surtout au début, est de voir sa décision comme quelque chose d’éternel. Une décision pour la vie ou pour…

Pour la vie!
Pour la vie!

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Le bon vin endort…

20 septembre 2014 (suite)

Mon rendez-vous avec l’endocrinologue ne commence pas bien. Alors que je veux lui parler de mes douleurs musculaires, elle s’est arrêtée au fait que je ne bois plus. Et elle pense, comme la plupart des gens, que si j’ai arrêté de boire complètement, c’est que je suis alcoolique. Moi, je voudrais parler du sujet de ma visite : mes problèmes de fibromyalgie. Maintenant qu’elle m’a étiquetée comme alcoolique, pourra-t-elle entendre quoi que ce soit d’autre ?
Mon alcoolisme l’intrigue et elle continue à m’interroger sur ce sujet, ce qui lui causera une surprise de taille…

C'est la faute à la sobriété
C’est la faute à la sobriété

Et c’est là-dessus que s’est terminée la consultation. Le médecin me prescrit de recommencer à boire. Boire… avec modération. La modération, la solution à tous les problèmes? Un message que l’on entend beaucoup au Québec. Un message tellement fort que même mon médecin ne le remet pas en question. Oui, je sais que le vin peut avoir des effets bénéfiques sur notre santé. Les antioxydants, entre autres. Mais est-ce que boire un verre de vin par jour est essentiel à une bonne santé ? Et est-ce que vraiment la sobriété totale peut causer des problèmes de santé ?

Je vais quand même attendre avant de faire remplir la prescription de mon médecin…

 

Allo, docteur ! M’entendez-vous ?

20 septembre 2014

Même si je ne bois plus depuis plus de neuf mois maintenant, j’ai toujours des douleurs musculaires. C’est très décevant. Je commence à penser que d’arrêter l’alcool ne m’apporte pas beaucoup de bienfaits. J’ai pris du poids et j’ai encore mal partout. Et mon docteur ne sait pas pourquoi j’ai mal comme ça. Je me demande s’il n’y a pas un peu de vrai dans ce que ma coiffeuse me dit chaque fois qu’elle me voit :

Diagnostic de fibromyalgie
Diagnostic de fibromyalgie

Cette semaine, j’ai finalement obtenu un rendez-vous avec un docteur. Ou plutôt, une docteure. Une endocrinologue. J’espère qu’elle pourra m’aider à identifier la source de ces terribles douleurs musculaires. Est-ce vraiment de la fibromyalgie ? Ou de la polyarthrite rhumatoïde ? Mon médecin généraliste ne sait pas. Pour lui, ce sont des douleurs musculaires non définies. Il semble penser que ce sont surtout des problèmes de femme, tout ça. Et il se demande en fait si je ne serais pas un peu déprimée. J’ai mal, docteur ! Ben non, je ne suis pas gaie, gaie ! Il aurait bien voulu me donner un p’tit antidépressif pour régler tout ça. Si j’étais plus heureuse, me dit-il, je n’aurais plus le temps de penser à mes petits bobos. Et je pourrais profiter de la vie. Une belle fille comme vous, a-t-il ajouté ! Et il m’a souri d’un air difficile à identifier avant de me raccompagner jusqu’à la porte. Il avait hâte de passer au patient suivant, un patient avec de vrais problèmes. La salle d’attente en était pleine, d’ailleurs, de patients qui attendaient que ce soit leur tour d’avoir un petit 15 minutes avec le médecin

Alors, j’avais beaucoup d’espoir pour ce rendez-vous avec cette endocrinologue. Une spécialiste et une femme. Enfin, je pourrai me confier à quelqu’un qui pourra me comprendre, qui prendra le temps de m’écouter. Enfin, je pourrai expliquer en détail comment ces douleurs musculaires peuvent parfois empoisonner ma vie. On fera ensemble le tour de la question pour enfin trouver un diagnostic et une solution.

Quand elle a ouvert la porte de son bureau et que je l’ai aperçue, j’ai été charmée. Une femme de mon âge, l’air compétent, au sourire rassurant.

« Vous pensez faire de la fibromyalgie ? On va regarder ça. Laissez-moi vous poser quelques questions. »

Et c’est là qu’on s’est accroché les pieds…

Docteur, m'écoutez-vous?
Docteur, m’écoutez-vous?

À suivre…

Mincir sans souffrir ! Boire sans remords !

13 septembre 2014

Je me suis finalement décidée à m’inscrire à un programme de perte de poids en groupe. J’en ai choisi un que je ne connaissais pas, mais dont le nom correspond à mon attitude face à la perte de poids : Mincir sans souffrir ! Et pour me soutenir dans cette nouvelle aventure, j’ai demandé l’aide de Marie. En bonne amie, elle a même décidé de s’inscrire avec moi. Nous avons choisi d’aller aux réunions du samedi matin. Une bonne façon de commencer la fin de semaine. Ce matin, Marie est passée me prendre à la maison.

Mincir sans souffrir. Comment s'habiiler pour se faire perser.
Mincir sans souffrir. Comment s’habiller pour se faire peser.

Je ne suis pas vraiment convaincue par son raisonnement, mais elle insiste. Marie a de l’expérience. Depuis, que je la connais qu’elle essaie de perdre du poids ! Je pense qu’elle a fait le tour de tous les régimes et de tous les programmes de perte de poids. Je pars donc pour cette première réunion vêtue d’un gros chandail et de jeans bien pesants. Je dois bien avoir ajouté un bon 5 lb à mon poids réel.

Maigrir sans souffrir. Question de balance.
Mincir sans souffrir. Question de balance.

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)