Le guide de la sobriété volontaire — Semaine no 2

Outil de la semaine : un journal de sobriété volontaire

Voilà déjà une semaine que vous avez décidé d’arrêter de boire de l’alcool complètement pour… combien de temps, déjà ? Il y a certainement eu des hauts et des bas et vous avez probablement remis en question votre décision plusieurs fois par jour, voire par heure. C’est ce que Catherine observe le premier jour même de sa sobriété.

Juste un petit verre ?
Juste un petit verre ?

Le deuxième chapitre du Journal de Catherine raconte sa deuxième journée de sobriété. On y voit son questionnement incessant : « Mais à l’heure de l’apéro, en écrivant ce journal, je suis tout à coup envahie par un doute immense. Je commence même à remettre encore une fois ma décision en question. Je me dis que ce n’est peut-être pas nécessaire d’arrêter de boire complètement. Je pourrais juste diminuer à un verre de vin par jour. C’est un peu ce que recommande la publicité, là, qu’on voit à la télé… ». Oui, cette publicité qu’on voit encore maintenant un peu partout qui vous recommande de « modérer » simplement votre consommation d’alcool. Mais vous, vous avez décidé d’arrêter complètement. C’est votre choix. Vous avez vos raisons. Et si ce questionnement revient si souvent, c’est tout simplement parce qu’arrêter de boire n’est pas facile. Au début… Catherine sera aux prises avec ses doutes, mais de façon de plus en plus espacée, tout le mois de janvier. Ses doutes disparaîtront peu à peu, sans qu’elle s’en rende compte. Elle sera capable de tenir sa décision et vous aussi.

Tenir un journal est un excellent outil pour vous soutenir dans votre démarche. C’est ce que j’ai fait d’ailleurs. Un journal qui a permis le développement de ce blogue que vous lisez aujourd’hui.

Conseil : Tenez un journal attrayant et ludique. Dessinez dans votre journal, mettez-y des couleurs. Il n’est pas nécessaire d’être une artiste. Faites en sorte d’avoir envie de regarder votre journal et d’y écrire.

Voyez ce que Catherine, elle, avait en tête pour ce journal : « La journée avance et je me mets à penser qu’arrêter de boire, c’est une résolution un peu… plate. Il faudrait que je rende ce projet d’abstinence un peu plus l’fun. Un peu plus… ludique. Et j’ai alors une idée brillante : je pourrais en faire une bande dessinée ! Le style journal avec des petits dessins pour illustrer. Peut-être même un webcomic ! Les gens pourraient suivre mes progrès en ligne… Et ce serait un moyen d’avoir du soutien ! » Mais elle hésitera et choisira finalement d’écrire plutôt un journal personnel. Lisez le deuxième chapitre de l’histoire pour connaître ses raisons.  La deuxième journée du cheminement de Catherine.

Tenir un journal de sobriété a ses avantages.

Le guide de la sobriété volontaire – 1er janvier 2021

Une année sans alcool. La sobriété volontaire est une œuvre de fiction. L’histoire est rédigée sous forme de journal, le journal de Catherine. L’idée de ce roman graphique est venue de ma propre expérience avec l’abstinence. En effet, en mai 2013, je décidais d’arrêter, entre autres pour des raisons de santé, toute consommation d’alcool pendant un an. Je croyais alors que la plus grande difficulté dans cette expérience de sobriété serait de niveau personnel, étant donné mon goût pour le bon vin et ses effets bien agréables. Je ne m’attendais pas à l’impact social qu’allait avoir ma décision de sobriété. Un choix de vie que je croyais personnel est vite devenu l’affaire de tout le monde. Les situations ont souvent été frustrantes, parfois difficiles, mais je leur ai vite trouvé un côté humoristique. Elles ont aussi suscité des découvertes intéressantes que j’ai choisi de partager dans l’écriture d’un récit sous forme de journal. L’écriture de ce roman s’est aussi accompagnée d’un long travail de recherche sur la place de l’alcool dans notre société.

Depuis sa première parution en janvier 2014, beaucoup d’entre vous ont utilisé le roman graphique comme accompagnement dans leur propre démarche de sobriété. J’en suis bien heureuse. Mais le roman est loin d’être un guide de sobriété. Par les questions sur mon expérience personnelle, par les demandes de conseils que je reçois régulièrement, il est certain qu’un tel guide pourrait servir à plusieurs personnes qui trouvent difficile, à juste titre, une démarche de sobriété. Le défi est particulièrement ardu dans la situation extraordinaire que nous vivons en ce moment. Le confinement a amené bien des gens non seulement à manger plus que de coutume, mais aussi à boire plus souvent et en plus grande quantité. Des habitudes dont il sera difficile de se défaire.

Ma résolution du Nouvel An. Un guide de sobriété volontaire.

Le premier janvier est le jour des résolutions. Une des miennes cette année est de partager régulièrement sur ce blogue certains outils et conseils qui m’ont aidé dans ma démarche de sobriété volontaire.

Premier outil : Un calendrier de vos progrès quotidiens. Pour vous aider, voici un calendrier du mois de janvier que vous pouvez télécharger gratuitement.

Premier conseil : Ne céder pas à votre girouette intérieure. Vous remettrez en question plus d’une fois dans la même journée, dans la même semaine, dans le même mois votre décision de sobriété. Je vous invite à lire le tout début de journal de Catherine, en date du 1er janvier 2014. 1er janvier 2014.  J’arrête de boire !

Calendrier janvier 2021. Guide de la sobriété volontaire

« Ça boit partout à la télévision ! » – Catherine

Choisir d’oublier le verre de vin qui accompagne habituellement son repas du soir n’est pas une décision facile pour Catherine. Pour se changer les idées et comme elle habite seule, elle décide de regarder une émission de télévision tout en mangeant. Mais, elle fait alors une découverte décourageante pour elle : « Ça boit partout à la télévision ! »

« La sobriété volontaire. Une année sans alcool » est un ouvrage de fiction, mais qui puise son inspiration dans l’observation de la société qui nous entoure. Un roman sur les défis d’un choix difficile dans un monde où l’alcool est omniprésent. Des situations cocasses, mais qui suscitent aussi des réflexions intéressantes.L’image d

Un extrait du chapitre : « Tentations. L’image de l’alcool à la télévision. »

La sobriété volontaire. Une expression et un mode de vie

La sobriété volontaire. Danièle Archambault (2ème édition)
La sobriété volontaire. Danièle Archambault (2ème édition)

Sobriété volontaire. Une expression et un mode de vie qui gagnent en popularité.
Dès le début de l’écriture du blogue en 2013, je voulais trouver pour Catherine, le personnage principal, une façon élégante de présenter aux gens sa résolution du Nouvel An, l’expression « J’ai arrêté de boire » ayant une connotation plutôt… péjorative. J’ai construit l’expression « sobriété volontaire » sur le modèle de celle plus connue : « simplicité volontaire ». Il y a, pour moi, dans les deux expressions une pointe de snobisme qui fait sourire. C’est un peu comme dire : « Ne vous méprenez pas ! Ce n’est surtout pas par manque d’argent que je vis simplement. Je ne suis pas pauvre. C’est par simplicité volontaire. » Alors pour Catherine c’est aussi comme dire : « Ce n’est pas à cause d’un problème d’alcool que je ne bois pas. Je ne suis pas alcoolique. C’est un choix de sobriété volontaire. »

En 2013, l’expression « sobriété volontaire » n’était pas encore utilisée. Pas à ma connaissance, du moins. Une recherche sur l’internet n’avait rien donné. Catherine a utilisé le terme « sobriété volontaire » une première fois, le 8 mars 2014, lorsqu’elle fait part à ses collègues de travail de sa grande décision. Mais en août 2014, alors que je prépare le billet « Le poids des mots. La sobriété volontaire », cette fois, une nouvelle recherche sur l’internet m’apprend que l’expression existe déjà, MAIS elle est synonyme de « simplicité volontaire ». L’expression ne semble pas exister dans le sens dans lequel, moi, je l’emploie. « Sobriété volontaire » serait donc, non pas un néologisme de forme, mais plutôt un néologisme de sens ! Comme dirait Catherine : « COOOOOL ! », car pour une linguiste, quel plaisir que d’inventer des mots ou des expressions !


Mais depuis la publication du blogue, l’expression a fait son chemin. Chantal Tellier l’utilise dans des articles pour Elle Québec publiés en janvier 2015, So, So, So, Sobriété et en mars 2015 Sobriété. La révolution au féminin. Je vois maintenant l’expression utilisée non seulement dans les médias, mais aussi par ceux et celles qui décident de faire l’expérience de la sobriété… volontaire, une expérience de plus en plus populaire, paraît-il. D’ailleurs, récemment, une recherchiste me contactait pour me demander une entrevue pour une émission de télévision sur ce sujet, une émission dont le titre serait La sobriété volontaire. (Note : Depuis la rédaction de ce texte pour la deuxième édition du roman graphique, Télé-Québec a diffusé à deux reprises l’émission Sobriété volontaire. On peut la voir our la revoir sur leur site internet. http://bancpublic.telequebec.tv/emissions/emission-68/sobriete-volontaire


Voici la définition de l’expression telle qu’utilisée dans l’album :
La sobriété volontaire est un mode de vie dans lequel une personne se prive volontairement d’alcool pendant une période de temps plus ou moins longue. Si dans vos recherches vous découvrez une utilisation antérieure à la mienne de l’expression « sobriété volontaire » dans le sens que je viens E

Extrait de la préface de l’album La Sobriété volontaire. Une année sans alcool. (Danièle Archambault), 2014, 2015, 2018. ISBN: 978-0-9896932-2-6

La Saint-Valentin sans alcool et … sans dispute.

Vous avez décidé de faire un essai de sobriété volontaire. Peut-être le défi des 28 jours sans alcool ou encore un arrêt un peu plus long. Ça ne va pas trop mal, mais voilà… C’est la Saint-Valentin et votre chum veut vous amener au restaurant. Il veut célébrer en amoureux… Comment composer avec une soirée de Saint-Valentin au restaurant, sans champagne, sans vin, sans alcool et… sans dispute ?

Allez lire ou relire l’histoire de Catherine sur sa soirée de la Saint-Valentin, sans alcool,  au restaurant. Retrouvez un extrait du billet sur ce blog Fêter la Saint-Valentin au restaurant… sans alcool. et la suite dans l’album La sobriété volontaire, disponible en librairie.

Boire en bonne compagnie!