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La fin d’une année sans alcool. La fin ?

1er janvier 2015

Un an, déjà, que je tiens ce journal ! Et aujourd’hui, alors que j’y écris peut-être pour la dernière fois, je voulais prendre le temps d’y faire un bilan final de l’année qui vient de s’écouler. Je voulais me lever tôt ce matin et prendre le temps de bien réfléchir à l’année que je viens de vivre, bien sûr, mais aussi au choix que j’ai fait, hier soir. Je voulais relire tranquillement tout ce que j’ai écrit l’année dernière pour voir les leçons que je pourrais en tirer, pour m’aider à planifier un peu l’année qui commence aujourd’hui. Je voulais aussi revivre un peu l’année 2014. On oublie tellement vite ! Même quand on ne boit pas…
Mais voilà… Je me suis levée bien tard. Le réveillon a été riche en émotions de toutes sortes  ! Et dans peu de temps, je devrai me préparer pour le traditionnel souper du Jour de l’An chez ma sœur. Alors, ce bilan attendra un peu, parce que je veux d’abord noter ce qui s’est passé hier soir.

Je suis partie pour le réveillon un peu hésitante. D’abord, je craignais qu’on ne me laisse pas attendre minuit pour prendre mon premier verre d’alcool. J’avais un peu peur qu’on me dise que ça ne valait pas la peine d’attendre la fin de la soirée, d’attendre le premier coup de minuit. Mais non, tout comme à Noël, tout le monde me soutenait, me félicitait d’avoir réussi à tenir si longtemps. Ça me faisait chaud au cœur et j’en étais très heureuse. Mais, en même temps, j’étais un peu mal à l’aise.

C’est que je ne savais plus ce que j’allais faire. Recommencer à boire ou non ?Lboit seule.

Un verre de champagne pour fêter la fin d'une année sans alcool.
Un verre de champagne pour fêter la fin d’une année sans alcool.

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

 

Une année sans alcool. Quel bilan ?

31 décembre 2014

Dernière journée de cette résolution que j’ai prise le 1er janvier 2014. Dernière journée sans alcool ! Cette nuit, en fêtant la nouvelle année, je pourrai aussi célébrer le fait que j’ai réussi à ne pas boire une seule goutte d’alcool pendant toute une année ! Une année sans alcool !

Mais voilà… Après toute une année à me priver ainsi, j’aurais pensé que cette dernière journée se passerait à compter chaque heure, chaque minute, chaque seconde qui me sépare de ce premier verre de vin ou de champagne tant attendu. Je m’attendais à ce que l’anticipation me rende fébrile d’impatience. Mais non. Je suis étrangement calme. En fait, je ressens comme un mélange de joie, de fierté… et de tristesse. L’aventure tire à sa fin.

Au début de l’année, Jean-Marc m’a demandé pourquoi je voulais arrêter de boire pendant un an. « Un an sans alcool, qu’est-ce que ça prouve ? » Ça prouve que j’étais capable de le faire, de tenir tout ce temps-là. Et alors ? Est-ce que ça a changé ma vie ? Est-ce que ça a changé quelque chose ? Est-ce que ça valait la peine ?

J’ai pris cette résolution le matin du 1er janvier 2014, au lendemain d’un réveillon trop arrosé. J’avais un gros mal de tête. Même si je pensais à ce projet d’abstinence totale depuis quelque temps, j’ai pris ma décision de façon un peu impulsive ce matin-là. En fait, ce n’est qu’après deux mois d’abstinence, que j’ai finalement fait une liste de mes dix raisons les plus importantes pour arrêter de boire. Maintenant, après un an sans alcool, je dois prendre le temps de faire un bilan. Que puis-je dire au sujet de ces dix raisons ?

 

 

Dix raisons pour arrêter de boire: un bilan
Dix raisons pour arrêter de boire: un bilan

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Joyeux Noël! En toute sobriété…

25 décembre 2014

 

Des cadeaux de Noël significatifs...
Des cadeaux de Noël significatifs…

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Mon chum est tanné !

1er décembre 2014

11 mois ? 11mois !!! Ça veut dire que dans un mois, un tout petit mois, je pourrai dire que j’ai tenu ma résolution pour 2014 : une année sans boire d’alcool ! J’ai de la misère à y croire ! J’ai recompté les mois, trois fois. Mais oui, 11 mois sans prendre une seule goutte d’alcool. C’est vrai qu’à différentes occasions, je suis souvent passée proche de… craquer. Surtout au début. Mais j’ai su résister.

Mais voilà que tout près du but, c’est mon chum qui n’en peut plus.

Ça, c’est passé, hier soir. Jean-Marc est venu souper à la maison. Un petit repas à deux, sans raison spéciale. Pas de chandelles, pas de musique, pas de mets élaborés. Un vrai petit souper pépère. J’avais préparé un bon poisson. (Petite parenthèse : Moi, je me dis, pourquoi inventer des lundis sans viande quand dans l’histoire du Québec et la mémoire de nos mères, il y a les vendredis maigres ? Bon, c’est une autre histoire, ça.) Donc, un petit souper tranquille à deux, à la maison. Jean-Marc était passé par une crémerie du marché Jean-Talon et s’était laissé tenté par plusieurs fromages à saveur accentuée du Québec. Puis, il avait choisi à la SAQ juste à côté (c’est bien commode) un bon vin rouge bien corsé pour accompagner son bel éventail de fromages. Comme mon chum aime être un connaisseur en vins, il avait eu une longue discussion, d’abord avec quelques employés de la crémerie, ensuite avec deux autres « experts » de la SAQ, avant de faire un choix.

Après le poisson, Jean-Marc dispose ses fromages, qui attendaient, bien sûr, à la température de la pièce, sort une baguette neuve, dorée et bien croustillante de son sac de papier, débouche sa bouteille de vin choisie avec grande expertise et beaucoup d’amour et pose sur la table… DEUX coupes à vin.

 

Mon chum est tanné
Mon chum est tanné

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

 

Ma sobriété inspire… Le camp des sobres.

15 novembre 2014

Les jours raccourcissent, la lumière change et ça commence à sentir la neige.

Moi, j’aime bien novembre et j’attends avec joie la première neige toute blanche, cette neige qui donne un air de propreté à tout notre paysage urbain, celle qu’on n’aura pas vraiment besoin de pelleter, car elle ne restera pas.

Le petit chaton que j’ai recueilli au milieu d’une tempête de neige l’hiver dernier, lui, est resté. Un petit minou d’hiver, frileux et possessif… Mais un bon compagnon. Un peu comme mon chum.

Ce matin, assez tôt, j’ai eu un appel un peu surprenant de Denise. Je n’avais pas eu de ses nouvelles depuis un bon bout de temps. C’est qu’elle avait du mal à composer avec ma sobriété. Elle se sentait toujours mal de boire devant moi. J’avais beau lui dire que ça ne me dérangeait pas du tout, elle préférait m’éviter. Et quand on se rencontrait par hasard chez des amies, elle me disait toujours, un verre à la main : « Je sais bien que moi aussi, je devrais arrêter de boire ». Ma seule présence semblait être à ses yeux un constant reproche de son comportement face à l’alcool. Éprouvant, pour l’une et pour l’autre.

Alors, quand j’ai reconnu sa voix au téléphone, j’ai été étonnée. Elle avait quelque chose à m’annoncer.

Ta sobriété m'inspire... Jene bois plus.
Ta sobriété m’inspire… Jene bois plus.
Ta sobriété m'inspire... Tu as gagné!
Ta sobriété m’inspire… Tu as gagné!
Ta sobriété m'inspire... Je suis dans ton camp.
Ta sobriété m’inspire… Je suis dans ton camp.

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)