Monthly Archives: February 2014

Au restaurant, sans vin, ni champagne.

22 février 2014

La semaine dernière, le 14 février, j’ai célébré la Saint-Valentin avec mon chum, dans un restaurant super chic, sans vin ni champagne ! Ma première sortie au restaurant depuis que j’ai cessé de boire ! J’avais assuré Jean-Marc que ça ne me causerait aucun problème. J’allais me concentrer sur la bouffe qui est, paraît-il, excellente ! Et c’est vrai, qu’assise dans le salon, chez moi, je me sentais forte et sûre de moi. Le goût de l’alcool ne me manque plus. Enfin, presque plus…

Mais une fois dans l’auto, en route vers le restaurant, des doutes m’assaillent. Je commence à penser au champagne bien sec que je ne boirai pas, au verre de vin blanc, sec aussi, mais velouté, dont je devrai me passer. Je peux même m’en imaginer non seulement le goût, mais aussi le petit effet euphorisant. Plus j’y pense, plus j’en ai envie. Et je pense aussi à Jean-Marc qui trouve que boire seul alors qu’on célèbre la Saint-Valentin, c’est un peu plate.

En route vers le restaurant, j'ai des doutes.

En route vers le restaurant, j’ai des doutes.Et puis aussi, c’est fou, je sais, mais je me sens mal à l’aise par rapport au restaurant. Aller au restaurant et ne pas boire… Surtout un grand restaurant ! Est-ce que ça se fait ? On s’attend à ce que tu prennes du vin, n’est-ce pas ? Est-ce que les serveurs ne vont pas me trouver un peu… habitante ?

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Le chum !

8 février 2014

Je me lève sans réveiller mon chum… J’aurais bien envie de rester au lit avec lui. L’appartement est encore un peu froid. Le lit, lui, est chaud et ce serait bon de me blottir sous les couvertures, les fesses bien collées sur celles de mon chum. Mais voilà, j’ai trop mal à la tête pour rester au lit. Des maux de tête qui ont commencé ces derniers temps et qui me réveillent tôt le matin. Et puis, je veux écrire dans mon journal. Je tiens à documenter mon année de sobriété. Je me suis promis de le faire de façon hebdomadaire. Avec un homme dans mon lit, maintenant, écrire le soir est devenu impossible.

Car mon chum est revenu à Montréal depuis une semaine. Il était temps ! Jean-Marc a tellement voyagé que je ne l’ai pas vu du mois de janvier. Le 30 décembre, il a amené ses deux grands ados faire du ski dans le Nord, pour quelques jours. Oui, mon chum est séparé et il a des enfants : Martine et Nicolas. Jean-Marc était déjà séparé quand je l’ai connu. Enfin, il n’a jamais été officiellement marié, mais c’est pareil. Je m’entends bien avec ses enfants. Enfin, comme on peut bien s’entendre avec des ados ! Et j’étais invitée à aller avec eux faire du ski. Mais dans ma famille, le Jour de l’An, c’est sacré ! Alors, pas de ski en petite famille reconstituée pour moi !

Aussitôt revenu des Laurentides, Jean-Marc est parti tout de suite pour un voyage de près d’un mois à Silicon Valley. Il travaille en informatique, bien sûr. J’aurais tellement aimé aller avec lui ! Mais, j’étais débordée au travail après les Fêtes et il n’était pas question que je prenne congé. Ce sera pour une autre fois. Il devra y retourner souvent d’après lui. Un mois, sans son chum, c’est long ! Heureusement qu’on a pu se parler en vidéo !

Conversation sur l'ordi. avec mon chum.
Conversation sur l’ordi. avec mon chum.

Mon chum aussi s’est ennuyé. En rentrant de voyage, il est venu directement chez moi !

En direct de Napa!
En direct de Napa!

J’ai attendu son retour pour lui annoncer que j’avais arrêté de boire. Je préférais avoir cette discussion avec lui, face à face. Mon chum se targue d’être un expert en vin, un fin connaisseur. Il a même suivi des cours d’œnologie et il est très fier de la petite collection dans son armoire à vin. Et là, sa blonde va lui annoncer qu’elle ne boit plus !

Un vin aphrodisiaque
Un vin aphrodisiaque
Tu fais abstinence?
Tu fais abstinence?

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Un mois sans alcool! Déjà?

1er février 2014

Je n’ai pas pris d’alcool depuis un mois, déjà ! Un mois ! Je suis heureuse et pas mal fière de moi ! Étonnée, aussi. Comment ai-je fait pour tenir tout un mois ? Les premiers jours, je pensais que je n’y arriverais pas. Puis, après le cinquième jour, j’ai pris une grande décision :

J’arrête d’y penser ! J’arrête de me poser des questions. J’arrête de m’analyser.

Et c’est pour ça que j’ai cessé d’écrire mon journal. Faire un bilan comme ça, jour après jour, ne me faisait que penser encore plus à l’alcool. Alors, j’ai utilisé un autre système : j’ai fait un petit calendrier des mois de janvier et février dans mon journal. Le soir avant de me coucher, je fais simplement une petite coche rose si je n’ai pas bu d’alcool dans la journée. C’est simple ! Et pour le mois de janvier, il ne me manque aucune coche !

Ben, façon de parler… Il y en a sûrement qui pensent qu’il m’en manque une pour vouloir arrêter de boire complètement pour un an.

Mais si, après mes premiers jours de sobriété, le mois de janvier a semblé passer vraiment rapidement, c’est que mes habitudes de vie ont changé. Le temps des Fêtes s’est terminé et je suis retournée au travail. J’ai été débordée. En fait, j’ai passé le mois de janvier un peu comme une zombie. Métro-Boulot-Dodo. Pas le temps de penser ? Parfait !

De plus, au niveau social, le mois de janvier, c’est le calme plat. Facile d’éviter le verre de vin du midi ou encore celui de l’apéro après le travail. Après les excès du mois de décembre et du temps des Fêtes, chacun a ses raisons pour manger son lunch à son pupitre ou encore, pour rentrer directement à la maison après le travail. Tant mieux pour moi !

 

Les collègues de travail
Les collègues de travail

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Les amies. Fêter sans alcool ?

5 janvier 2014

Je me suis levée, ce matin, avec un énorme sentiment de culpabilité envers France. J’ai l’impression d’avoir gâché notre soirée ensemble, de l’avoir laissé tomber.

Et ça me chicote d’autant plus que ce soir, c’est le souper d’anniversaire d’une autre amie, une amie d’enfance, Solange. Nous avons pratiquement le même âge. Je suis née quelques semaines avant elle. Nous fêtons cette année un anniversaire important : nous changeons de décennie ! Nous avions décidé, il y a déjà plusieurs années, de célébrer cet évènement sans fanfares ni trompettes, avec simplement un petit souper à deux chez elle. Oui, juste nous deux ! Toute une soirée pour passer en revue nos souvenirs, les bons et les moins bons, les drôles comme les tristes. Et bien sûr, le tout accompagné d’une bouteille de champagne ou deux…

Je dois absolument l’avertir de ma résolution du Nouvel An avant notre souper. La prévenir qu’elle boira le champagne seule… Un téléphone pas facile à faire.

J'ai arrêté de boire.
J’ai arrêté de boire.

Pourtant, il y aura tout ce qu’il faut pour passer une excellente soirée d’anniversaire : un bon petit repas dans sa belle cuisine ; une conversation entre amies ; des souvenirs, des secrets que nous seules connaissons ; des rires et des fous rires. J’apporte aussi son gâteau préféré et je lui ai trouvé un cadeau extraordinaire qu’elle va adorer. Et nous pourrons quand même lever un verre à toutes ces années d’amitié. Elle, avec son champagne, moi, avec… de l’eau pétillante. De l’eau pétillante dans une flûte à champagne ?

Mais pourquoi est-ce que toute cette soirée me semble colorée, ternie plutôt, par mon abstinence ? Cette résolution, cette décision que je croyais personnelle a aussi, je le vois bien, un impact sur les gens autour de moi. Ça va changer ma vie, mais aussi celle des autres. Enfin, c’est l’impression que j’ai. Est-ce vraiment le cas ?

En me préparant pour aller chez Solange, je pense à tout ça, encore et encore. Est-ce que par ma décision de ne pas boire, je ne me trouve pas à punir Solange ? Est-ce que son anniversaire ne sera pas moins agréable du fait que je ne bois pas ? Du fait qu’on ne peut pas sabler le champagne ensemble ? Est-ce que je suis égoïste ? Ai-je le droit de lui faire ça ?

Je pars pour son souper d’anniversaire le cœur gros et les idées bien mélangées.

Sur mon chemin, il y a une SAQ.
Sur mon chemin, il y a une SAQ.

(Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018))