Tag Archives: Le journal de Catherine

Cigarettes, alcool et féminisme

Souvenirs de la maman de Catherine : Montréal, 1962. Son ménage fini, les beaux samedis après-midi d’été, une mère de son quartier osait s’étendre au soleil, une bière froide dans une main, une cigarette dans l’autre. On la surnommait « la féministe » !

 

Cigarettes, alcool et fémisime. Le début des années 1960. Danièle Archambault
Cigarettes, alcool et fémisime. Le début des années 1960. Danièle Archambault

Un autre billet dans lequel je continue la réflexion amorcée, il y a quelques mois dans L’alcool à l’époque de ma mère. Le droit de fumer la cigarette et celui de boire de l’alcool, seront vus comme des combats féministes, surtout à partir des années 1970. Dans les deux cas, ces combats seront vite récupérés en marketing. On n’a qu’à penser aux campagnes publicitaires des cigarettes Virginia Slims  ou encore, plus récemment, aux boissons alcoolisées destinées en particulier aux femmes,  aux couleurs et aux goûts sensés leur plaire comme, par exemple, les boissons roses à saveur de fruits, de X-Rated Fusion Liqueur

Et l’expression  « Mommy Juice » entrera dans le vocabulaire…

 

Publicité pour les cigarettes Virginia Slims. (Ref. Tobacco.Stanford.edu)
Publicité pour les cigarettes Virginia Slims. (Ref. Tobacco.Stanford.edu)

P.-S. Est-ce qu’il y a une expression française pour « Mommy Juice » ?

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

Elles allaitent pompette !

Un mot de l’auteure

Je suis toujours à mettre la touche finale sur l’album BD, version papier de ce blogue. Un de mes dessins précédents qui montraient une jeune maman avec son bébé dans une main et un verre de vin dans l’autre a suscité beaucoup de commentaires. Certains s’inquiètent du message que je veux faire passer. Pour l’instant, c’est un secret. Mais je peux quand même vous montrer le brouillon du dessin suivant de ce billet qui porte sur les jeunes mamans qui ont tellement hâte de retrouver leur verre de vin après s’être astreintes à une abstinence totale pendant leur grossesse. Le kit pour tester le lait existe vraiment aux États-Unis. Au Québec, je ne sais pas…

P.-S. Vous ai-je dit que je serai au Festival BD de Montréal à la fin mai ?

Elles allaitent pompette. Danièle Archambault
Tester son lait pour ne pas allaiter pompette. Danièle Archambault

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

« Une année sans alcool » dans le magazine Elle Québec !

Mon webcomic, le journal de Catherine et Elle Québec.Danièle Archambault
Mon webcomic, le journal de Catherine et Elle Québec.Danièle Archambault
Mon webcomic, ton journal et le magazine Elle Québec. (2). Danièle Archambault
Mon webcomic, ton journal et le magazine Elle Québec. (2). Danièle Archambault

Avez-vous lu le magazine Elle Québec du mois de mars 2015 ? On y parle de sobriété. De sobriété féminine, en général, et de mon blogue-webcomic Une année sans alcool. La sobriété volontaire est un sujet d’actualité, semble-t-il. La journaliste Chantal Tellier signe l’article Sobriété. La Révolution au féminin. Elle y parle des femmes qui s’interrogent sur leur relation avec l’alcool, de femmes qui décident de se priver d’alcool de façon définitive ou temporaire et des moyens qu’elles utilisent pour y parvenir. Un article intéressant dans lequel l’auteure nous présente les témoignages de femmes qui ont fait le choix de la sobriété. Elles sont parfois devenues auteures, coachs de santé ou encore propriétaires de sites internet dédiés au soutien des femmes qui désirent arrêter de boire. Dans la dernière partie de l’article, la journaliste présente quelques extraits du journal de Catherine, le personnage fictif que j’ai imaginé pour ce blogue, un personnage dans lequel elle se reconnaît. C’est que Chantal Tellier elle-même a décidé d’arrêter toute consommation d’alcool pour un an. Une décision qu’elle a déjà prise dans le passé et qu’elle a réussi à tenir.

L’article de Chantal Tellier est à la page 119 du magazine Elle Québec de mars 2015, déjà en kiosque. La semaine prochaine, vous pourrez aussi le lire en ligne sur le site du magazine. Je vous enverrai le lien.

Et voilà ! Mon blogue-webcomic, le journal de Catherine, se retrouve dans un article du magazine Elle Québec. Qu’est-ce que j’en pense ? Laissez-moi emprunter une expression favorite de Catherine : WOW !!! Ça fait un beau petit velours !

 

 

Les enfants, maman prend l’apéro avec vous !

Un mot de l’auteure.

Le journal de Catherine n’est pas un récit autobiographique, mais une oeuvre de fiction. Ceci dit, les histoires ont souvent comme point de départ des faits bien réels.

Lorsque j’ai décidé de faire l’expérience de passer toute une année sans boire d’alcool, j’ai vite réalisé que certains moments de la journée présentaient un plus grand défi que d’autres. Ainsi, pendant longtemps, j’ai trouvé bien difficile de me priver de mon verre de vin traditionnel au moment de l’apéro. Ce bon petit verre de vin qui sert à marquer la fin de la journée de travail, à se détendre avant de commencer à préparer le repas du soir… Par expérience, je sais que pour se défaire d’une habitude, il faut souvent la remplacer par une autre. C’est ainsi que j’ai commencé à faire une petite marche de santé dans le quartier en fin d’après-midi, à l’heure de l’apéro. Le bénéfice était double : non seulement je trompais mon envie d’un verre de vin, mais c’est souvent durant ces marches quotidiennes que je trouvais l’inspiration pour certaines de mes histoires.

Par une fin d’après-midi d’été, lors d’une de ces promenades quotidiennes, j’ai été intriguée par des rires, des petits cris joyeux qui venaient du jardin d’une de mes voisines. Un mélange de voix d’enfants et de voix d’adultes. J’entendais des « Regarde, je suis capable, moi aussi ! » et des « Moi, je peux le lever plus haut encore ! », mais aussi des « C’est notre tour, maintenant ! ». Peut-être, un groupe d’enfants s’amusant sous l’oeil admiratif de leurs mères, juste avant d’aller souper? En tout cas, on riait fort !

Arrivée à hauteur de la maison, j’ai réalisé que j’avais bien deviné. Enfin, presque… Mais j’avais une nouvelle histoire !

Voici un extrait du premier crayonné d’un illustration qui apparaîtra dans l’édition papier du blogue. Un album qui sortira bientôt…

Maman s'amuse avec les enfants, à l'heure de l'apéro. Danièle Archambault
Maman s’amuse avec les enfants, à l’heure de l’apéro. Danièle Archambault

Vous pouvez lire la suite de ce chapitre dans le roman graphique La sobriété volontaire. Une année sans alcool (2015, 2018)

 

28 jours sans alcool. Une pinotte?

1er février 2015
Le défi de la Fondation Jean Lapointe commence aujourd’hui. On vous propose de ne pas boire du tout pendant 28 jours et de faire un don minimum de 28 $ ; 1 $ par jour de sobriété.
C’est la deuxième année d’existence du défi Les 28 jours les plus longs de ta vie. L’année dernière, moi, le 1er février, j’entamais le 2e mois de mon propre défi : une année entière sans alcool. Je me souviens d’avoir pensé qu’au lieu de m’engager à être sobre pour toute une année, j’aurais pu commencer de façon plus modeste et faire simplement ce défi. 28 jours ! Une pinotte par rapport à mes 365 jours ! D’ailleurs, c’est ce que j’entends autour de moi de ce temps-ci. Les gens me disent : « Tu dois trouver que c’est rien d’arrêter de boire pour 28 jours, toi qui as été capable de tenir un an ! »
Est-ce que se priver d’alcool pendant 28 jours, c’est facile ou difficile ? Ça dépend pour qui. Ça dépend de vos habitudes de vie. C’est l’aspect intéressant de cette campagne de financement. Elle permet aux gens d’évaluer à quel point l’alcool fait partie de leur vie. Pas bête du tout comme idée ! Pour certains, ce sera relativement facile, pour d’autres, extrêmement difficile. Et les occasions de prendre un verre ne manqueront pas, en février ! Pensez-y : le carnaval de Québec, la Saint-Valentin, sans oublier le Super Bowl, aujourd’hui ! Puis, il faut compter aussi avec les sorties au restaurant, les invitations chez des amis, mais surtout, nos petites habitudes de vie : le petit verre de vin en revenant de travailler pour relaxer, celui qu’on prend avec le souper… Les occasions de boire sont souvent bien plus nombreuses qu’on le pense.
Février est le mois le plus court de l’année, mais tout un mois sans alcool peut être très, très très long… Je suis bien placée pour le savoir, j’en ai fait douze de ces mois ! Un an de sobriété volontaire !
Je pense que l’expérience est intéressante et vaut la peine d’être tentée, ne serait-ce que pour ce qu’on peut apprendre sur soi, sur ses habitudes de vie. Ça peut apporter de bonnes réflexions. Et, après tout, ce n’est que pour un seul mois, pas pour toute l’année et pas pour toujours. Pensez à ceux que la Fondation Jean Lapointe veut aider avec votre don d’argent. Leur défi est beaucoup plus grand !
Je pensais çà tout ça, hier soir en me couchant, ce qui explique ce rêve étrange que j’ai fait.

28 jours sans alcool : une pinotte? Danièle Archambault
28 jours sans alcool : une pinotte? Danièle Archambault